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Ouagadougou, Burkina Faso, octobre 2009

25th – 31st October 2009

par Dominique Rogers - 24 avril 2009

Esclavages et traites négrières : Confrontations des regards en sciences humaines et en arts visuels

Slavery and Slave Trade : Confronting Views between Social Science and Visual Arts ?

Présentation du thème

Volet recherche

Le discours que produit le thème de l’esclavage en Afrique occulte sa réalité africaine. Pour une partie de l’opinion publique, l’esclavage est compris comme un fait des autres en l’occurrence des Européens. L’esclavage se résume alors à une traite et ses conditions effroyables ; traite opérée par les Européens qui, à partir des côtes du continent africain, ont ponctionné la sève qui était nécessaire à la vitalité du continent. La mise en accusation de l’Europe opère dans le continuum du discours sur le colonialisme et ses avatars ; le rejet de la mémoire de l’abolition est mis en évidence par opposition à la mémoire de l’esclavage.

L’Afrique a-t-elle une part de responsabilité dans ce qui est désormais qualifié de crime contre l’humanité ? L’Afrique a subi, disent certains. Partant des termes de l’échange, pendant longtemps, il a été dit que contre des hommes et des jeunes femmes bien faits, l’Afrique recevait de la pacotille. Les savoirs accumulés par des historiens sur cette réalité permettent-ils de garder sans nuance cette conclusion ?

En Afrique, le silence est encore lourd sur l’esclavage et les traites internes ainsi que sur le courant transsaharien de la traite des esclaves qui a précédé le courant transatlantique et qui lui a d’ailleurs survécu. Les arts visuels, dans ce contexte, ont également suivi les errements de la pensée dominante et ont eu une lecture manichéenne de l’esclavage et des traites négrières : les victimes vs les coupables. Très peu de productions artistiques insistent sur la complexité des « agendas » des communautés parties prenantes dans les traites. Aussi cette université d’été invite au débat sur des questions telles :
- les « routes de la traite des Noirs » à savoir le réseau de distribution des esclaves à l’intérieur de l’Afrique et notamment la carte des marchés importants d’esclaves.
- La place de l’Afrique durant la première mondialisation.
- Les impacts des traites esclavagistes sur les sociétés de l’Afrique subsaharienne dans les Amériques, en Europe, au Maghreb et dans les autres régions du monde.
- On s’interrogera aussi sur les limites du discours idéologique produit sur les nuances de couleur de la peau (le noir, le blanc…). Les métissages biologiques, sociaux et culturel ne montrent-ils pas que les clichés dévalorisants produits par l’interprétation des teints ont perdu de la ténacité ? Ceci nous invitera à une relecture de ce genre de relation entre ‘le Noir’ et ‘le Blanc’ de la période des traites (transaharienne et transatlantique) jusqu’à la période postcoloniale. Enfin, on reviendra sur les catégories associées à des différences somatiques, souvent perçues et qualifiées comme « raciales », objets de la première université d’été.

Cette manifestation de Ouagadougou en s’intéressant au corpus du savoir en arts visuels sur l’esclavage et les traites négrières met par ailleurs en exergue son impact dans la construction de la mémoire collective mais également les cheminements qui ont été ceux de la photographie, du cinéma, des arts plastiques… Elle s’inscrit de ce fait dans les manifestation initiées depuis 2006 par différentes institutions telles l’Unesco (La Route de l’esclave) ou Radio France Internationale. Aussi s’interrogera t-elle aussi sur la manière dont les arts visuels (en particulier le cinéma) ont su asseoir leur légitimité en racontant les tragédies des traites même si la production cinématographique est encore infime sur ce sujet et célèbre diverses mémoires dont celle de l’Afrique.

Le programme est ouvert aux étudiants de second et de troisième cycle et aux enseignants et formateurs de l’enseignement primaire et secondaire.

Volet Pédagogique

Esclavage et traite des esclaves dans les programmes scolaires d’Afrique francophone : Que sont devenus les programmes de Tananarive ? A partir de 1946, suite à l’extension de la citoyenneté française à l’ensemble des habitants des colonies françaises, Jean Capelle est envoyé à Dakar pour veiller à l’application générale des programmes français et à la transformation des écoles primaires supérieures en collèges d’enseignement secondaire. Plus de vingt ans plus tard, c’est-à-dire après l’indépendance, ces programmes étaient encore en vigueur dans les écoles de l’ancien empire français d’Afrique Noire. Toutefois, en mars 1965, les ministres de l’éducation des pays africains francophones se réunissent à Bamako en présence de Raymond Triboulet, ministre délégué chargé de la coopération représentant la France pour travailler à l’africanisation des programmes d’histoire et géographie et identifier des mesures d’accompagnement. Réunie à Abidjan, du 22 au 23 avril 1965, une conférence des experts mit sur pied une commission chargée d’élaborer les nouveaux programmes. Elle était composée, entre autres, des professeurs Amadou Mahtar Mbow, Jean Devisse, Hubert Deschamps et Yves Person. La conférence des ministres africains et malgache de l’éducation se réunit à Paris du 24 au 28 avril 1967 pour valider officiellement le projet de programme préalablement adopté par les experts réunis à Tananarive. Ainsi parle-t-on des programmes de Tananarive appliqués à partir de la rentrée des classes 1967-68. Dès 1966, les éditeurs français, notamment Nathan et Hatier, se ruèrent sur ce nouveau marché et publièrent les premiers manuels consacrés aux programmes africains. Dans ces manuels de première génération, l’histoire de la traite atlantique occupe une épaisseur considérable car, selon M. Mbow, les concepteurs étaient partis du constat suivant : « Le processus normal d’évolution du continent a été brutalement interrompu à partir du milieu du 15e siècle avec l’arrivée des Portugais. Il fallait donc retracer l’histoire de l’Afrique en l’intégrant dans l’évolution globale de l’histoire de l’humanité. Ce qui permet de situer la traite des esclaves dans le contexte de l’évolution globale du monde à partir de la Renaissance. On ne peut pas comprendre l’histoire de l’Afrique et son évolution sans la traite négrière. Or cette traite était occultée dans les manuels français. Nous en avons montré les conséquences du point de vue de l’Afrique, c’est-à-dire l’affaiblissement du continent, la dislocation des grands ensembles politiques ». Le volet pédagogique de l’Université d’hivernage de Ouagadougou sera consacré à l’évaluation du traitement de la question de l’esclavage et de la traite des esclaves dans ces programmes de première génération à travers le regard croisé des enseignants qui les ont pratiqués. Que reste-t-il de ces programmes communautaires ? Dans quel sens d’éventuelles réformes ont-elles été menées dans ces pays reclus dans leurs frontières respectives ? Quelles sont les nouvelles approches introduites dans le traitement de la question de l’esclavage et de la traite des esclaves ? Quelle est la place réservée aux diasporas africaines ? Est-il possible de rééditer l’esprit de Tananarive à travers un programme communautaire sur la question de l’esclavage et de la traite des esclaves ? Qu’en est-il des pays lusophones, anglophones et arabophones ? L’Université d’hivernage de Ouagadougou devrait répondre à toutes ces questions et produire la mouture d’un nouveau programme commun. Il sera aussi question de la mise en oeuvre d’un manuel à l’usage des écoliers africains. Le travail préparatoire d’évaluation des programmes se fera par le biais d’épicentres à partir desquelles les différentes expériences seront analysées, comparativement avec des espaces non francophones : UCAD : Sénégal, Mauritanie, Guinée, Gambie et Guinée Bissau. Université de Ouagadougou : Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire, Ghana. Université Abdou Moumouni : Niger, Nigeria, Tchad. Université de Ngaoundéré : Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale. L’expérience des pays du Maghreb fera l’objet d’une présentation. L’Université d’Etat d’Haiti pourrait présenter l’expérience de Haiti en comparaison avec celle de Saint Domingue et si possible, de la Jamaïque.

Introduction to the topic

The research component

The discourse the topic of slavery in Africa produces veils its African-perceived reality. For a segment of the public opinion, slavery is understood as being the doing of others, in this occurrence, some Europeans. Slavery is then reduced to trading of human beings and the related horrifying conditions ; trade perpetrated by the Europeans who, from the coasts of Africa, have sucked the continent from the sap necessary to its vitality. The indictment of Europe operates in the continuum of the discourse on colonialism and its manifestations. The black-out on the memory of the abolition opposes the highlighting of the memory of slavery.

Does Africa have a share in what is now view as a crime against humanity ? Africa has been the victim some argue. From the view point of the terms of exchanges, the argument has for a long time been supported that, against healthy and fit men and women, Africa received “shoddy goods”. Does knowledge gathered by historians on that reality allow for adhering on that conclusion without nuance ? Doesn’t the use of the phrase “shoddy goods”, which contemporary meaning refers to (goods without much value) in the historiography of the Atlantic slave trade largely differs from the one it was given during the centuries of the slave trade (commodities) ? Doesn’t it call for the urgent and necessary deconstruction of the discourses directed at undervaluing the trade relationships the African royal powers had with the European powers which practiced the slave trade ? Isn’t it for example established that captives were traded against cowries (then highly valued currency), guns, horses and other commodities ?

In Africa, the silence is still heavy on slavery and the internal slave trade as well as on the Trans-Saharan current of human-being trading which has preceded the Trans-Atlantic slave trade, and which as a fact has survived it. Visual arts, in that context, have also followed the clichés set by the dominant thinking and have had a manicheistic reading of slavery and the slave trades : the Victims vs. The Guilty. Little arts productions insist on the complexity of the “agendas” of communities parties to slave trades. Thus, this summer university invites to the debates on issues such as :
- The “routes of the trade of Black slaves”, i.e., the distribution network of the slaves inside Africa and in particular, the map of important slave markets.
- The place of Africa in the Atlantic World and the world economy in the making from the XVth century.
- The impacts of slave trades on the Sub-Saharan societies, the Americas, Europe, the Maghreb and the other regions of the world. We will also reflect on the limitations of the ideological discourse produces on skin colors nuances (black, white…). Does the biological, social and cultural mixing not show the depreciating clichés produced by the interpretation of skin tones have lost vigor ? This will invite us to a new reading of that type of relationship between the “Black” and the “White” from the slave trades (Trans-Saharan and Trans-Atlantic) era to the post-colonial period. To finish, we will revisit the categories associated to chromatic differences often perceived and qualified as “racial” and which were the topic of the first edition of the summer university.

In putting the focus on the body of knowledge and representations about slavery and slave trade in visual arts also highlights their impact in the construction of the collective memory, but also the trajectories taken by photography, cinema and plastic arts. It is in that respect among the events initiated since 2006 by various institutions such as UNESCO (the Slave Route) or Radio France International. It thus reflects on the way visual arts (cinema in particular) have been able to establish their legitimacy by featuring the tragedies of slave trades, even if cinema production is still marginal on that topic and celebrates various memories, among which the one of Africa.

The program is open to graduate and post graduates students and the teachers and trainers of primary and secondary education.

The pedagogic component

Slavery and Slave Trade in Francophone Africa’s School Programmes : What Has Become of the Antananarivo Programs ?

From 1946, following the extension of French citizenship to the inhabitants of the French colonies, Jean Capelle is sent to Dakar to oversee the general enforcement of the French educational programs and the transformation of the higher primary schools into secondary education “colleges”. Twenty years later, i.e., after independence, these programs were still implemented in the schools of the former French Empire south of the Sahara. However, in March 1965, the Education Ministers of the Francophone African countries met at Bamako, in the presence of Raymond Triboulet, Vice Minister for Cooperation representing France, in order to work on the Africanization of the History and Geography programs and identify implementation support measures. At the meeting of Abidjan, 22nd – 23rd April 1965, a commission of expert was created to design the new programmes. It was composed, among others, of the Professors Amadou Makhtar Mbow, Jean Devisse, Hubert Deschamps and Yves Person. The African and Madagascar Conference of Education Ministers met in Paris from April 24th – 28th 1967 to officially validate the draft program which had beforehand adopted by the experts at the Antanarivo Meeting. Thus, do we speak of the Antanarivo programs, implemented from the beginning of the 1967-68 school year. As early as 1966, the French Publishers, namely Nathan and Hatier, swarmed that new market and published the first teaching manuals dedicated to the African programs. In these first generation manuals, the history of the Atlantic slave trade occupies an extensive length because, according to M. Mbow, the program designers started from the following conclusion : “the normal evolution process of the continent was brutally interrupted from the 15th century with the arrival of the Portuguese. There was then need retracing the history of Africa by integrating in the global evolution of humanity, which enables situating the slave trade in the context of the global evolution of the world from the Renaissance. The history of Africa and its evolution cannot be understood without the slave trade. Yet that trade was ignored in the French teaching manuals. We have shown its consequences from the African point of view, i.e., the weakening of the continent and the collapse of the great political entities”. The pedagogical component of the Ouagadougou summer University will be devoted to the evaluation of the treatment of the issue of slavery and slave trade in the first generation programs through the contrasting views of the teachers who implemented them. What remains from those community programs ? In what sense have possible reforms been made in those countries entrenched in their respective borders ? What are the new approaches introduced in the treatment of slavery and the slave trade ? What place is given to the African Diasporas ? Is it possible to reproduce the Antananarivo spirit through a community programme on the issue of slavery and the slave trade ? What is the situation in the Portuguese, Anglophone and Arab-Speaking countries ?

The Ouagadougou Summer University should answer all these questions and produce the draft of a new common program. It will also reflect on the production of a manual for African school children. The preparatory evaluation work of the program will be conducted from matrixes where the various experiences will be analyzed comparatively to the non Francophone spaces : UCAD : Senegal, Mauritania, Guinea, The Gambia and Guinea Bissau. Université de Ouagadougou : Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire, Ghana. Université Abdou Moumouni : Niger, Nigeria, Chad. Université de Ngaoundéré : Cameroon, Congo, Gabon, Equatorial Guinea. The experience of Maghreb countries will be the subject of a presentation. The State University of Haiti could give a presentation of the experience of Haiti comparatively to the one of San Domingo and if possible the one of Jamaica.

Modalités d’inscription 

L’université d’été/d’hivernage de l’Institut Interdisciplinaire Virtuel des Hautes Études sur les Esclavages et les Traites est ouverte à tous les enseignants du secondaire, du primaire, aux formateurs IUFM, aux chercheurs, enseignants-chercheurs et étudiants en Master et doctorat d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud. L’IVHEET prend en charge les frais de formation, de restauration et d’hébergement en cité universitaire des participants retenus. L’inscription de chacun des candidats est néanmoins conditionnelle au versement d’une somme de 200 euros de participation aux frais pédagogiques notamment. Des bourses (couvrant les frais de séjour avec parfois les frais de transport ou dispensant des frais d’inscription) pourront être octroyées par les institutions partenaires.

La sélection des candidats étudiants, enseignants-chercheurs, chercheurs et professionnels des média ou de la culture se fera en fonction d’un dossier comportant
- un résumé du projet de recherche pour les étudiants
- une lettre de recommandation du Directeur de recherche ou d’une attestation d’activité professionnelle
- un curriculum vitae Tous les étudiants, enseignants-chercheurs, chercheurs et particuliers sont invités à adresser leur dossier de candidature par voie électronique à Abderahmane N’Gaide thide62@yahoo.fr.

Enseignants du primaire et du secondaire, formateurs et inspecteurs de l’enseignement : Le dossier se compose :
- d’une lettre de motivation,
- d’une attestation d’activité
- d’une fiche d’inscription Les demandes sont à adresser à Ibrahima Seck  

Les résultats de la sélection interviendront au plus tard le 31 juillet 2009.

Registration modalities The Summer University of the Institut Virtuel des Hautes Études sur les Esclavages et les Traites is open to all teachers of elementary and secondary schools, IUFM trainers, Researchers, Lecturers – Researchers and Masters and Doctorate Students of Africa, Europe and Southern and Northern America. IVHEET will pay for training fees, on campus catering and accommodation of the selected participants. The registration of each of the candidates will however be subjected to the contribution of 200 euros of participation to the pedagogical fees. Scholarships (that cover stay fees and possibly travel expenses or providing for free registration) could be granted by partner institutions.

The selection of the applicant students, lecturer-researchers, scholars and media, or culture professionals will be done on the basis of a file consisting of :
- a summary of the research project (for the students)
- a letter of recommendation of the Research Supervisor or a professional activity certificate
- a curriculum vitae
- a registration form All students, teacher – researchers, scholars and individual participants are invited to send their application files via e-mail to Abderahmane Ngaïdé : thide62@yahoo.fr

For elementary and secondary school teachers, school trainers and inspectors, application files will consist of :
- a letter of interest,
- a professional certificate,
- a registration form. Applications shall be addressed to Ibrahima Seck : birimaseck@hotmail.com 

Application deadline is June 15th, 2009 and results will be published at the latest in June 30th, 2009.

Institut Virtuel des Hautes Études sur les Esclavages et les Traites

UNIVERSITÉ /INSTITUT D’ÉTÉ/D’HIVERNAGE

2È SESSION : OUAGADOUGOU 25-31 OCTOBRE 2009

FICHE D’INSCRIPTION

Données personnelles Mme Mlle Mr :……………………………….. Nom – Prénom : …………………………………… Fonction : ………………………………. Institution : …………………………………………..

Adresse professionnelle :…………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………….. Tél :…………………... Fax :……………………. E-mail :…………………………………… Pays : ……………………………………………….. Adresse personnelle :………………………………………………………………………………. ………………………………………………………………………………………………………….. Tél :…………………... Fax :……………………. E-mail :…………………………………… Pays……………………………….. Signature du candidat : Renseignements pratiques Date d’arrivée à Ouagadougou :

Régime alimentaire particulier : OUI NON Si Oui, veuillez préciser :

Lettre d’invitation et visa nécessaire : OUI NON Si Oui, veuillez nous donner les précisions utiles à l’établissement de la lettre d’invitation

Commentaires complémentaires et précisions utiles nécessitant des actions de la part des organisateurs :

II. ADRESSE DE FACTURATION Vos frais d’inscription sont-ils pris en charge par un organisme ? Oui Non Nom et adresse complète de facturation :

Code postal : Ville : Pays :

Tél : Fax : Signature et cachet :

Les chèques et autres documents financiers couvrant les frais d’inscription de l’université d’été/hivernage doivent être libellés comme ceci :

à l’ordre du Président de l’Association des historiens du Burkina Faso Université de Ouagadougou, UFR des Sciences Humaines Bp 7021 Ouagadougou Burkina Faso

Pour toute correspondance par courriel : Enseignants : Ibrahima Seck

Etudiants, enseignant-chercheur (stagiaire ou intervenant) : Abderrahmane Ngaïde