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Patrimoine et mémoire de l’esclavage en Haïti : les vestiges de la société d’habitation coloniale

Les habitations sont la sueur et le sang de nos aïeux : il faut les respecter.

par - 28 avril 2011

Entre 1975 et 1990, à partir de repérages effectués dans les documents d’archives du XVIIIe et XIXe siècle, d’explorations et d’enquêtes d’archéologie industrielle de terrain, Jacques de Cauna a pris plus 2 500 clichés des vestiges de la société d’habitation coloniale esclavagiste de Saint-Domingue et de son environnement urbain et militaire afin de garder trace d’un patrimoine menacé.

Ces clichés concernent principalement les caféteries du front pionnier des mornes (plus de 3 000 à Saint-Domingue, occupant 60% des terres cultivées), les indigoteries (autant, souvent associées aux cotonneries), guildiveries (qui fabriquaient le tafia), chaufourneries ou briqueteries, et surtout les sucreries (40% de toute la fortune coloniale avec 900 unités de production sur seulement 14% des terres), sources de la plus grande richesse avec des ateliers de 2 à 300 esclaves et un investissement en matériel élevé.

Trois-cents de ces clichés ont été sélectionnés et positionnés sur la carte de l’Isle de Saint-Domingue Partie Françoise ou Hayti, 1789, revue et corrigée en 1804, par Delvaux, afin que l’on puisse localiser chaque site et chaque ruine de ces habitations qui ont produit la plus grande richesse coloniale de l’époque moderne.

http://www.cnrs.fr/cnrs-images/multimedia/haiti_de_cauna/index.html