À propos de Chloé BEAUCAMP

Cet auteur n'a pas encore renseigné de détails.
Jusqu'à présent Chloé BEAUCAMP a créé 72 entrées de blog.

Journée d’études : Recherche et formation à l’enseignement : esclavage et racisme

Affiche journée d'études INSPE

Héritages actuels et nouveaux regards transatlantiques sur le passé

Programme

Accueil : à partir de 8 h 30

Temps d’échange formateurs MEEF – étudiants et EFS Master MEEF : 8 h 45 – 9 h 15

Ouverture : 9 h 15 – 9 h 45

Simon Gilbert, vice-président de la Commission Recherche de l’UPEC
Robin Bosdeveix, directeur de l’INSPE de l’académie de Créteil
Marie Chosson, CESSMA
Myriam Cottias, CIRESC

Session du Matin : 9 h 45 – 12 h 15

De l’esclavage à la mort de G. Floyd : construction, usages et circulations des représentations, du racisme et des luttes contre le racisme
Présidente : Myriam Cottias, Directrice de recherche CNRS, CIRESC

La mort de George Floyd a suscité de nombreuses mobilisations de part et d’autre de l’Atlantique, ainsi que des débats et controverses sur le racisme et l’antiracisme aujourd’hui, les analyses des représentations et des pratiques en jeu. Lors de cette matinée, des communications scientifiques croiseront les approches en sciences humaines et sociales à partir d’études de cas documentées, concernant le Canada, les Etats-Unis,  le  Brésil  et  la  France.  Il  s’agira  d’interroger  de  manière  critique  et  lucide  les (més)usages de l’histoire, les catégories d’analyse mobilisées par différents acteurs et les enjeux contemporains de ces questions vives, aussi bien dans les discours diffusés dans  l’espace  public  que dans  les  recherches  en sciences  sociales  et  dans  le   champ   de  l’éducation,  pour  lutter  contre toutes les formes de racisme et de discriminations.

  • 10 h 00 – 10 h 30 : Jean Pierre Le Glaunec, professeur titulaire d’histoire des Etats-Unis et d’histoire des Amériques noires, directeur du département d’histoire de l’Université de Sherbrooke, Canada
Une arme blanche. La mort de George Floyd et les usages de l’histoire dans le discours néo-conservateur

 A travers cet essai, à la suite des mobilisations qui ont suivi la mort de George Floyd autour du slogan
« Black Lives Matter », de  part  et  d’autre  de  l’Atlantique,  il  s’agit  d’identifier  de  manière  critique les (més)usages de l’histoire dans la construction d’un discours néo-conservateur à finalités politiques. Cette communication soulignera combien les héritages de l’esclavage constituent une réalité toujours actuelle et socialement vive. Soulignant la complexité de cette histoire, avec ses spécificités spatiales et temporelles, en s’appuyant sur la rigueur de la méthode historique, elle ouvrira  la  discussion  sur les enjeux politiques toujours actuels de ces traces d’un passé qui est encore loin d’être passé.

  • 10 h 30 – 11 h 00 : Francine Nyambek Mebenga, maîtresse de conférences en Sciences de l’éducation, LIRTES, UPEC-INSPE de l’académie de Créteil, référente lutte contre le racisme et l’antisémitisme de l’UPEC
Meurtre de George Floyd : réception des mobilisations en France et enjeux de formations.

L’intervention porte sur les mobilisations liées au décès de George Floyd, et les controverses qu’elles ont suscitées en France, pour interroger les enjeux de la formation à l’antiracisme à l’école et/ou l’université. Dans le prolongement des réflexions conduites sur ce sujet, lors du cycle de conférences organisé par la mission lutte contre le racisme et l’antisémitisme de l’UPEC (entre septembre 2020 et mars 2021), nous explorons la manière dont ces controverses interpellent les politiques antiracistes, en général et la prise en charge du racisme dans le champ de l’éducation et de la formation, en particulier. Nous prendrons appui sur un corpus de travaux de recherche, discours politico-médiatiques, textes officiels et curricula scolaires visant à lutter contre le racisme et les discriminations.

  • 11 h 00 – 11 h 30 : Maira Mamede, maîtresse de conférences en Sociologie de l’éducation, CIRCEFT-ESCOL, UPEC-INSPE de l’académie de Créteil,
Mobilisation des catégories raciales dans la recherche sur les inégalités scolaires et les politiques éducatives au Brésil.

Les catégories raciales sont prises en compte dans le recensement démographique brésilien, de même que dans les statistiques éducatives. Elles apparaissent comme fortement corrélées aux catégories sociales et trajectoires scolaires. Leur mobilisation dans la production scientifique et dans la conception de politiques de lutte contre les inégalités scolaires est au cœur du débat public actuel. Dans cette communication nous discuterons les effets sociaux de la production de ces données et de leur inclusion dans les politiques publiques.

  • 11 h 30 – 12 h 15 : Discussion générale

Accueil : à partir de 13 h 30

Temps d’échange entre formateurs et étudiants et EFS Master MEEF : 13 h 30 – 14 h 00

Session de l’après-midi : 14 h 00 – 17 h 30

Travail esclave, résistance et liberté. Parcours de vie : des ressources pour enseigner
Président : Jean Hébrard, EHESS/Mondes américains et Johns Hopkins University

Enseigner l’histoire de la traite négrière, de l’esclavage, de leurs abolitions et de leurs héritages peut constituer une question sensible et complexe à aborder avec les élèves. Il ne s’agit pas seulement d’une histoire de « flux » massifs et anonymes de « marchandises », participant à une première mondialisation, mais de l’histoire de personnes réduites en esclavage. Il s’agit aussi d’éclairer la genèse et le développement d’un racisme à l’encontre de la couleur de peau servant à justifier un processus d’exploitation. Comment aborder avec les élèves ce passé tragique sans tabou et enseigner cette histoire dans toute sa complexité ? Comment articuler aujourd’hui histoire, mémoires, enjeux civiques à l’école ou dans des espaces de médiation culturelle, pour lutter contre le racisme et pour éduquer en vue d’une société plus respectueuse de toutes et tous et plus juste ?

  • 14 h 15 – 14 h 45 : Jean Pierre Le Glaunec, professeur titulaire d’histoire des Etats-Unis et d’histoire des Amériques noires, directeur du département d’histoire de l’Université de Sherbrooke, Canada

Esclaves mais résistants. Dans le monde des annonces pour esclaves en fuite. Louisiane, Jamaïque, Caroline du Sud (1801-1815)
A partir de l’ouvrage éponyme, cette communication s’appuiera sur l’analyse  des  annonces  publiées dans des journaux au sujet d’esclaves en fuite, afin de retrouver et de restituer les stratégies des hommes et des femmes réduites en esclavage pour résister à leur situation d’esclaves. Au-delà d’approches qui peuvent être  uniformisantes  et  déshumanisantes,   ou   comptables,   et   qui   pourraient   être seulement « victimaires », cette approche socio-culturelle de sources et de trajectoires de vie permet de renouveler l’histoire de l’esclavage en s’intéressant au point de vue des personnes réduites en esclavage.

  • 14 h 45 – 15 h 15 : Eric Mesnard, CIRESC, ancien formateur en histoire à l’UPEC-INSPE de l’académie de Créteil & Marie-Albane de Suremain, maîtresse de conférences en histoire, CESSMA, UPEC- INSPE de l’académie de Créteil,
Parcours de vie et stratégies de femmes et d’hommes réduits en esclavage : enseigner l’histoire des traites négrières et de l’esclavage à travers les acteurs.

L’ouvrage Enseigner les traites, les esclavages, leurs abolitions et leurs héritages  présente des retours sur expériences à l’école primaire ou dans le secondaire, des analyses des programmes scolaires ainsi que des représentations de la  traite  négrière,  de  l’esclavage  et  de  ses  héritages  dans  l’espace  scolaire et plus largement dans la société. Ces entrées sont abordées à travers des recherches précises sur l’Afrique de l’Ouest, l’Amérique centrale et les Caraïbes, et l’Europe. La communication soulignera que de la variété des points de vue rassemblés sur cette histoire commune, il ressort notamment que les récits ou les traces de ces vies de femmes et d’hommes réduits en esclavage constituent une ressource précieuse pour enseigner. S’appuyer de manière contextualisée sur l’expérience de ces personnes, l’exploitation de leur travail, mais aussi sur leurs stratégies, leurs aspirations et leurs résistances, replace l’histoire de l’esclavage dans toute sa complexité historique, humaine et sociale. Cette page d’histoire permet aussi d’étayer la construction des enjeux civiques actuels avec les élèves.

  • 15 h 15 – 15 h 45 : Sébastien Ledoux, Centre d’Histoire Sociale des Mondes contemporains, Paris I
Circulations de la traite atlantique et de l’esclavage dans les espaces scolaires : entre histoire, mémoire et EMC.

La communication présente des enseignements de la traite atlantique et de l’esclavage effectués à l’Ecole, en France, à partir de l’observation de pratiques de classe et d’entretiens réalisés avec élèves et enseignants. Ce passé est reformulé selon les milieux sociaux des élèves et les finalités civiques et morales des enseignants, dans le contexte d’une société en prise avec des enjeux mémoriels qui traversent l’espace scolaire.

  • 15 h 45 – 16 h 00 : Pause
  • 16 h 00 – 16 h 30 : Ibrahima Seck, maître de conférences en Histoire, Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal
Des voies nouvelles pour enseigner l’histoire de la traite négrière au Sénégal et pour représenter l’esclavage aux Etats-Unis.

Dans cette communication, des pistes seront proposées pour montrer comment l’enseignement de la traite négrière en Afrique de l’Ouest peut ne pas se limiter à la visite du lieu de mémoire que représente l’ile de Gorée, mais aussi mobiliser les ressources locales, pour construire avec les élèves une connaissance plus complète de cette histoire. Aux Etats-Unis, l’exemple du musée de la Whitney Plantation en Louisiane soulignera la richesse de la médiation culturelle et pédagogique pour faire connaître la réalité de l’esclavage et ouvrir à la réflexion sur le passé et ses liens avec le présent.

  • 16 h 30 – 17 h 00 : Sue Peabody, Professeure titulaire de la Chaire Meyer en arts libéraux et histoire à l’université d’Etat du Washington aux Etats-Unis. (en visioconférence).
Les femmes autour de Furcy : esclavage et liberté d’une perspective féminine.

Furcy Madeleine, homme tenu en esclavage à La Réunion et qui a gagné sa liberté, n’aurait jamais réussi sans les efforts de ses proches : sa mère, Madeleine, sa sœur libre, Constance, ses compagnes, et sa femme. Comment les expériences de l’esclavage et de la liberté différaient-elles pour les femmes et les hommes ? La communication montrera comment considérer l’esclavage et la liberté dans une perspective féminine met en lumière le fondement de la société patriarcale.
La communication s’appuiera sur l’ouvrage de S. Peabody, Les enfants de Madeleine. Famille, liberté, secrets et mensonges dans les colonies françaises de l’Océan indien, Paris, Karthala, 2021.

  • 16 h 45 – 17 h 30 : Discussion générale
  • Date de l’événement : 06/10/2021

  • 9 h 15 – 17 h 30

  • Lieu : INSPE de l’académie de Créteil
    Site de Bonneuil-sur-Marne

  • Organisateurs : l’Inspé de l’académie de Créteil,
    le CIRESC (CNRS),
    le CESSMA UMR 245,
    avec le soutien de la Maison de la Recherche et de l’Innovation

  • contact : Marie-Albane de Suremain : marie-albane.desuremain@u-pec.fr

Partager sur :

2021-10-04T11:40:20+02:00Catégories : VIE SCIENTIFIQUE|

Lexique des réparations de l’esclavage

sous la direction de Magali Bessone & Myriam Cottias

avec António de Almeida Mendes, Jessica Balguy, Audrey Célestine, Annie Fitte-Duval & Ary Gordien

Justice, dignité, abolitions, indemnités, mémoire, droits, race, responsabilité… Cet ouvrage entend éclaircir les sens et les enjeux d’une constellation de termes associés aux réparations au titre de l’esclavage. Chaque définition propose une mise en situation passée et présente des mots, à la lumière des sciences humaines et sociales : à chaque notion est associée une question au cœur des débats contemporains. La question des réparations est ainsi replacée au centre de préoccupations philosophiques, juridiques, politiques, économiques et historiques, inscrites dans une réflexion globale et de longue durée sur la domination.

Ce lexique a pour objectif principal d’expliquer à un grand public les enjeux des revendications de réparations, au-delà des polémiques et des conflits politiques. Ce livre est issu d’un travail collectif mené par des anthropologues, historiens, juristes, philosophes, politistes, au sein du programme financé par l’Agence nationale de la recherche, et intitulé ″REPAIRS, Réparations, compensations et indemnités au titre de l’esclavage (Europe-Amériques-Afrique) (XIXe-XXIe siècles)″.

Il est coordonné par Magali Bessone, professeure de philosophie politique à l’université Paris I Panthéon Sorbonne et membre de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103), et par Myriam Cottias, historienne, directrice de recherche au CNRS et directrice du Centre international de recherches sur les esclavages & post-esclavages (USR 2002), également membre du Laboratoire caribéen de sciences sociales (UMR 8053).

Retrouvez l’ouvrage sur le site de Karthala.

Couverture Bessone & Cottias
  • Collection “Esclavages Documents” (n° 4), publiée avec les éditions Karthala

  • paru en septembre 2021

  • ISBN : 978-2-8111-2903-3

  • 148 pages, 10 €

Partager sur :

2021-09-23T10:54:23+02:00Catégories : Collection Esclavages Documents|

Esclavage et pouvoir colonial en Afrique occidentale française

un ouvrage de Martin A. Klein

traduit de l’anglais par Charles Becker & Lysa Hochroth
avec une préface d’Ibrahima Thioub et un nouvel épilogue de l’auteur

Le livre de Martin Klein appartient à la bibliothèque des ouvrages indispensables sur l’esclavage en Afrique. Il en retrace l’histoire entre le XVIIIe et le XXe siècle au Sénégal, en Guinée et au Mali, trois anciennes colonies françaises.

Il montre comment la nature de l’esclavage africain a changé selon les périodes : traite des captifs, conquête puis domination coloniales, indépendance des États. Quelles attitudes les autorités françaises ont-elles eues par rapport à ce fait social total ? Comment comprendre l’ambivalence de leurs positions, entre acceptation dans l’intérieur du Mali et interdiction hésitante, dans les régions proches de la côte, de la capture, du commerce et de l’utilisation des esclaves ? L’abolition par la France en 1905 a provoqué des changements sociaux importants à l’époque, mais la question de l’esclavage demeure centrale jusqu’à aujourd’hui. Cet ouvrage nous donne les clés indispensables pour comprendre le maintien de ce système.

Martin Klein est professeur émérite d’histoire à l’université de Toronto. Son premier livre, Islam and Imperialism in Senegal. Sine-Saloum, 1847-1914 (Stanford, 1968), porte sur la colonisation et la révolution islamique au Sénégal. Par la suite, il a travaillé sur l’histoire de la traite et de l’esclavage, principalement en Afrique de l’Ouest. Il a été président de l’African Studies Association (Société d’études africaines des États-Unis) et de l’Association canadienne d’études africaines. Il a reçu, en 2001, le Distinguished Africanist Award, la plus haute des distinctions académiques chez les africanistes pour l’ensemble de son œuvre.

Retrouvez l’ouvrage sur le site de Karthala.

Couverture Martin Klein
  • Collection “Esclavages” (n° 17), coédition avec les éditions Karthala

  • Paru en septembre 2021

  • ISBN : 978-2-8111-2883-8

  • 566 pages, 35 €

Partager sur :

2021-09-10T15:20:21+02:00Catégories : Collection Esclavages|

Virtual workshop “Digital Humanities on Slavery”

The Bonn Center for Dependency and Slavery Studies hosts the Cluster of Excellence “Beyond Slavery and Freedom”, which aims to overcome the binary opposition of “slavery versus freedom”. We approach the phenomenon of slavery and other types of strong asymmetrical dependency from methodologically and theoretically distinct perspectives.
As part of the activities of the Bonn Center for Dependency and Slavery Studies (BCDSS) of the University of Bonn, in collaboration with the European research program SLAFNET and the Center for Research on Slavery and Indenture Studies (CRSI) of the University of Mauritius, we are organizing a workshop on digital humanities on slavery.
The objective is to make an overview of the databases, websites, digital archives and collections on slavery that have multiplied over the last two decades. The proliferation of digital creations raises challenges, in particular regarding dissemination, navigation and safeguarding of datasets.
It will also be an opportunity to present the various digital projects in progress and possibly to stimulate (institutional, technical and scientifical) collaborations.
Finally, we would like to draw up an inventory of the digital productions on slavery, which will be put online on the BCDSS website, the CRSI website, and the future SLAFNET website.

Organizers

  • Dr. Klara Boyer-Rossol, (CIRESC), BCDSS Fellow,
  • Jan Hörber, Event Coordinator

Le programme complet

Volker Lannnert/University of Bonn

Partager sur :

2021-06-28T15:17:52+02:00Catégories : VIE SCIENTIFIQUE|

Journée d’études « Interroger le “racisme d’État” : regards historiques et contemporains »

Trois sessions proposent d’ouvrir un dialogue sur le rôle de l’État dans la (re)production de discriminations raciales et racistes et d’approfondir la réflexion sur les problématiques soulevées dans un ouvrage paru en juin 2020, intitulé Du racisme d’État en France ? (éd. Les Bords de l’Eau, 2020) et co-écrit par F. Dhume, X. Dunezat, C. Gourdeau, A. Rabaud.
Les débats à propos des diverses expressions « racisme d’État », « racisme institutionnel », « racisme systémique », « politique de la race » ou encore « politique de racialisation » dans la France contemporaine mettent en jeu des rapports très clivés au fait raciste en général et à la manière de travailler sur le racisme. En effet, si l’invalidité scientifique de l’hypothèse dite racialiste – selon laquelle il existerait des « races » humaines au sens biologique – fait consensus, c’est la définition de la race en tant que fait social qui pose problème. Les débats sont également virulents quant à la pertinence académique de travailler avec la catégorie de race et sur certaines dimensions du racisme (intersectionnelles, transversales, institutionnelles, individuelles…), ce qui met en regard des approches polarisées du racisme. Les circulations entre sphères scientifiques et politiques étant nombreuses, le champ militant antiraciste est également divisé entre un « antiracisme officiel » et un antiracisme « politique et postcolonial ».
Nous examinerons, dans un premier temps, les différents modes de circulation de cette expression dans les arènes médiatique, académique et militante afin de comprendre les arguments, mais aussi les impensés du débat. Dans un deuxième temps, nous proposons de réinterroger certaines institutions au prisme de l’hypothèse d’un racisme d’État ‒ la police et les politiques migratoires, qui sont examinées dans le livre ‒ que nous compléterons par la justice et la santé. Enfin, nous reviendrons sur certains régimes historiques, ce qui nous permettra de réfléchir notamment sur la manière de qualifier l’État mais également sur les formes de (dis)continuité entre l’État colonial et les dispositifs institutionnels contemporains.

Programme

  • Vendredi 11 juin, 14h-16h : Les itinéraires d’une catégorie controversée
Introduction : Pauline Vermeren (philosophe, université de Paris)
Fabrice Dhume (sociologue, CRIsIS)
Pauline Picot (sociologue, université de Paris)
Zacharias Zoubir (philosophe, université Paris Nanterre, Sophiapol)
Discutante : Aude Rabaud (sociologue, université de Paris, Urmis)
  • Jeudi 17 juin, 14h-16h : L’hypothèse du « racisme d’État » à l’épreuve du terrain
Rachida Brahim (sociologue)
Jérémie Gauthier (sociologue, université de Strasbourg, Dynamiques Européennes)
Karine Parrot (droit, université de Cergy-Pontoise)
Discutant : Xavier Dunezat (sociologue, CRESPPA/Urmis)
  • Jeudi 24 juin, 14 h – 16h : Perspectives socio-historiques : continuités et discontinuités coloniales
Aurélia Michel (historienne, université de Paris, CESSMA)
Carole Reynaud-Paligot (historienne et sociologue, université Panthéon Sorbonne, Centre d’histoire du XIXe siècle)
Olivier Le Cour Grandmaison (politiste, université Evry-Val d’Essone)
Discutante : Camille Gourdeau (socio-anthropologue, Urmis)

Partager sur :

2021-06-10T15:27:39+02:00Catégories : VIE SCIENTIFIQUE|

The Legacy of Slavery, Transgenerational Trauma, and Collective Healing

Webinar

The UNESCO Slave Route Project and the Guerrand-Hermès Foundation for Peace (GHFP) Research Institute will launch a Research Report that presents the main approaches and practices for addressing the legacy of transatlantic slave trade and slavery. This Report is the result of a collaboration effort involving an international team of researchers and practitioners. It highlights the imperative of embarking on a collective journey of healing from transgenerational trauma.

Intervenants

  • Gabriela Ramos, UNESCO ADG Social and Human Sciences
  • Sharif Istvan Horthy, Chairman, GHFP Research Institute
  • Myriam Cottias, Historian, French National Centre for Scientific Research
  • Joy Degruy, African American author, academic, and public speaker
  • Paul E. Lovejoy FRSC, Distinguished Research Professor, Historian & Canada Research Chair
  • Achille Mbembe, Cameroonian philosopher, political theorist, and public intellectual
  • Walter Mignolo, Semiotician and William Hane Wannamaker Distinguished Professor of Romance Studies
  • Marcus Miller, African American musician and composer
  • Ray Lema, Congolese musician and composer

More informations here

https://events.unesco.org/event?id=4280739450&lang=1033

Partager sur :

2021-05-25T11:03:48+02:00Catégories : VIE SCIENTIFIQUE|

La Newsletter #6 est en ligne !

Publication de la base de données sur les réparations, de la cartographie sur les indemnités, parution de la revue Esclavages & post~esclavages / Slaveries & Post~Slaveries, d’un nouveau volume dans la collection “Esclavages”, et de nombreux articles dans les médias…

En ce mois des mémoires marqué par les 20 ans de la loi Taubira, le CIRESC revient sur les productions scientifiques récentes et a sélectionné différents focus sur la thématique de l’esclavage et des réparations.

Bonne lecture !

2021-05-20T17:14:27+02:00Catégories : VIE SCIENTIFIQUE|

Lire et narrer le post-esclavage

Couverture "Lire et narrer le post-esclavage"

Partager sur :

2021-05-07T17:17:25+02:00Catégories : REVUE|

Esclaves mais résistants

Dans le monde des annonces pour esclaves en fuite. Louisiane, Jamaïque, Caroline du Sud (1801-1815)

Un ouvrage de Jean-Pierre Le Glaunec

Ce livre a pour objet la culture de résistance des femmes et des hommes esclavisés à partir des petites annonces publiées dans les journaux de Louisiane, de Jamaïque et de Caroline du Sud durant la deuxième moitié de l’ère des Révolutions atlantiques. En quelques lignes, celles-ci annonçaient leurs fuites du cadre esclavagiste et révélaient leur volonté de ne pas être des victimes.

Puisant à l’histoire socioculturelle et aux études américaines, cet ouvrage propose de réévaluer un genre narratif – la petite annonce de fuite – et une forme de résistance – la fuite. Il répond à deux grandes questions : comment comprendre et évaluer ces milliers d’annonces qui faisaient état de l’absence, des ruses et des tactiques de personnes esclavisées mais choisissant la résistance ? Que signifiait pour elles l’acte de fuir ?

Jean-Pierre Le Glaunec est professeur au département d’histoire de l’université de Sherbrooke (Québec, Canada). Il est l’auteur de L’armée indigène. La défaite de Napoléon en Haïti (Montréal, Lux éditeur, 2014) et de l’essai Une arme blanche. La mort de George Floyd et les usages de l’histoire dans le discours néoconservateur (Montréal, Lux éditeur, 2020). Il est cofondateur et codirecteur du projet numérique « Le marronnage dans le monde atlantique : sources et trajectoires de vie ».

Retrouvez l’ouvrage sur le site de Karthala.

Illustration de couverture : « The Powerful Fist of the Proletariat » (31 x 24 cm), extrait de Lin Shi Khan (auteur) & Ralph Austin (illustrateur), Scottsboro: A Story in Linoleum Cuts, env. 1933. Avec l’aimable autorisation de la Wolfsonian-Florida International University, Miami, Floride (The Mitchell Wolfson, Jr. Collection, 83.2.2295). Photo : Lynton Gardiner

Partager sur :

2021-04-30T14:49:57+02:00Catégories : Collection Esclavages|

Journée d’études “États, empires, migrations”

Le Groupe de recherche sur les groupes coloniaux (GROC) organise deux journées d’études sur la thématique “États, empires, migrations” :

19-20 mai 2021, en distanciel

Ces journées ayant lieu en ligne, prière de vous inscrire au préalable en contactant je.groc.eem@gmail.com

Comité d’organisation

Vincent Bollenot (doctorant, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Aliénor Cadiot (doctorante, École des Hautes Études en Sciences Sociales)
David Leconte (doctorant, Université Le Havre-Normandie et École normale supérieure de Lyon)
Sara Legrandjacques (doctorante, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Baptiste Mollard (doctorant, Université Versailles-St Quentin en Yvelines)
Hugo Mulonnière (doctorant, Université Paris 10 Nanterre)

Retrouvez le programme complet ici

Le carnet Hypotheses du GROC

Illustration de couverture : Archives nationales d’Outre-mer, Compagnie Paquet, 1930, FR ANOM 0009Fi674.

Partager sur :

2021-04-30T13:52:20+02:00Catégories : VIE SCIENTIFIQUE|
Aller en haut