À propos de pierrine malette

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Conférence internationale SLAFNET – ” L’esclavage en Afrique. Savoirs et décloisonnements “

“L’esclavage en Afrique. Savoirs et décloisonnements”

Conférence internationale  (SLAFNET – Slavery in Africa)
19, 20, 21 avril 2022, université Yaoundé I / Cameroun

Comité d’organisation

  • Marie-Pierre Ballarin (URMIS – IRD, Nice)
  • Edouard Bokagne Betobo (Département d’Histoire, Université Yaoundé 1)
  • Giulia Bonacci (URMIS – IRD, Nice)
  • Klara Boyer-Rossol (CIRESC Paris- Bonn Center for Dependency and Slavery Studies Bonn)
  • Stephan Conermann (Bonn Center for Dependency and Slavery Studies, Bonn)
  • Myriam Cottias (CNRS- CIRESC, Paris)
  • Colette Essono (IRD Yaounde)
  • Alban Fournier (URMIS-CNRS, Nice)
  • Joseph Fumtim (IRD Yaounde)
  • Moussa II (Département d’Histoire, Université de Yaoundé 1)
  • Ahmadou Sehou (CERPETA – Centre d’Études et de recherches Pluridisciplinaires sur les Traites en Afrique, Université de Maroua)
  • Joseph Jules Sinang (CERPETA – Centre d’Études et de recherches Pluridisciplinaires sur les Traites en Afrique, Université de Yaoundé 1)
  • Vijaya Teelock (CRSI – Centre for Research on Slavery and Indenture, Université de Mauritius, Le Réduit)

Thématique

La conférence internationale à laquelle nos institutions invitent les chercheur.e.s et enseignant.e.s a pour ambition de contribuer au bilan des savoirs sur l’esclavage en Afrique et à faire le point sur les avancées scientifiques significatives les plus récentes. Huit ans après la conférence « L’esclavage en Afrique : histoire, héritages, actualité » (SLAFCO) tenue à la Catholic University of Eastern Africa (Nairobi, 2014), cette initiative bénéficie des travaux développés dans le cadre du projet européen « Slavery in Africa: A dialogue between Europe and Africa » (SLAFNET, H2020 RISE, 2017-2022), ainsi que d’un écosystème scientifique riche de plusieurs initiatives collectives. Avec une approche favorisant le dialogue scientifique interdisciplinaire (histoire, anthropologie, sociologie, muséologie) et le dialogue avec la société civile (à travers la présence d’associations anti-esclavagistes, la projection de films, et la présentation d’ouvrages), l’ambition est ici de poursuivre les efforts visant au décloisonnement entre les différentes régions du continent africain, leurs historiographies et leurs acteurs.

1. Citoyenneté, marginalisation et injustices

L’analyse comparative des expériences sociales, politiques et économiques des descendants d’esclaves dans les sociétés africaines contemporaines révèle la stigmatisation, la marginalisation et la sousreprésentation politique dont ils sont tributaires. Bien des conflits encore vivaces trouvent leurs origines dans l’histoire de l’esclavage et l’altérité (ethnique, raciale ou autre) qui y est associée. Dans certains pays, l’activisme des descendants d’esclaves permet de faire évoluer les pratiques, mais dans d’autres, le silence continue de recouvrir des traumatismes devenus intergénérationnels. L’idéal d’une citoyenneté partagée est parfois mis à mal par des revendications de justice et de réparation qui exposent les fractures sensibles au cœur du tissu social et des politiques nationales et internationales.

2. Sources, mémoires sociales et récits de soi

Documenter la prégnance de l’esclavage, les discontinuités de ses pratiques autant que ses séquelles est une préoccupation centrale des chercheurs. La collecte et la préservation des sources orales, l’archéologie, les sources écrites et iconographiques, et les récits de vie sont autant d’éléments qui permettent la mise en production du travail scientifique. Mais ce sont également des éléments qui structurent ou influencent les mémoires sociales, les façons dont les individus et les sociétés représentent leurs perceptions du travail (genré, forcé, migrant), de l’ancestralité (comme rapport aux origines familiales), de l’autochtonie (comme rapport au territoire et aux origines géographiques) et de l’appartenance (comme rapport à un groupe ou une nation).

3. Enjeux patrimoniaux, musées et restitutions

Les sites, les objets et les cultures liés à l’esclavage sont parfois marginalisés dans la mémoire nationale ; ils sont parfois intégrés dans les musées et participent (ou pas) d’une expérience commune. Deviennent-ils des outils de sensibilisation favorisant le dialogue entre anciens maîtres et esclaves ou leurs descendants ? Les artefacts servent de supports de dialogue entre les générations et entre des mémoires divergentes, mais ils sont aussi au cœur de revendications persistantes et d’enjeux politiques qui parfois les dépassent.

4. Humanités numériques et esclavage

Plusieurs bases de données relatives à l’esclavage et à la traite négrière en Afrique, dans l’océan Indien occidental et dans l’Atlantique existent déjà. L’inventaire des sources (noms de personnes et des lieux, des histoires de vie, la variabilité linguistique et économique, les terminologies) mobilisées par ces bases de données, leur accessibilité et les questions techniques liées à leur utilisation (presse, confidentialité, conditions générales, mentions légales, etc.) sont autant de questions centrales. Il s’agit aujourd’hui de développer des outils facilitant une analyse complète des données et d’élaborer des politiques communes de gestion de ces données afin de les exploiter au mieux.

Plus d’informations sur le site

https://slafco2.sciencesconf.org/

  • Date de l’évènement:
    19, 29, 21 avril 2022

  • Contact: slafco2@sciencesconf.org

  • Lieu : Université de Yaoundé 1
    Cameroun

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2022-02-11T12:51:43+01:00Catégories : VIE SCIENTIFIQUE|

L’Ancien Régime et la Révolution haïtienne

Un ouvrage de Malick W. Ghachem

traduit de l’anglais par Pascale McGarry

La Révolution haïtienne ne représente pas seulement une rupture radicale avec l’esclavage, elle résulte d’une longue élaboration durant toute l’histoire coloniale. Cet ouvrage explore les profondeurs de ce passé colonial fiévreux et montre comment, en pleine révolution, le droit de l’Ancien Régime est invoqué tant par des administrateurs en quête de stabilité que par des gens de couleur libres et par des esclaves exigeant la citoyenneté et la fin des brutalités. De fait, les règles du Code noir pour libérer et châtier les esclaves ont été au centre d’intenses débats sur la menace que le maître (autant que l’esclave) faisait peser sur le maintien de l’ordre. Ce livre, qui a obtenu aux États-Unis des prix de l’American Historical et de la Caribbean Studies Association, offre une analyse novatrice du passage de l’esclavage à la liberté dans ce pays qui allait devenir Haïti.

Malick W. Ghachem est professeur associé au Département d’histoire du Massachusetts Institute of Technology. Juriste et historien, il travaille sur la question de l’esclavage et ses héritages en Haïti, en France, et aux États-Unis.

Retrouvez l’ouvrage sur le site de Karthala

  • Collection “Esclavages”, coédition avec les éditions Karthala

  • Malick Ghachem

  • Paru en janvier 2022

  • ISBN : 9782811129507

  • 240 pages, 30 €

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2022-09-26T16:00:58+02:00Catégories : Collection Esclavages|
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