Enseigner les traites, les esclavages, les abolitions & leurs héritages

Sous la direction de Marie-Albane de Suremain & Éric Mesnard

L’histoire des traites, des esclavages, des abolitions et de leurs héritages est trop souvent mal connue ou invisibilisée. La demande sociale est pourtant forte et de grandes enquêtes scientifiques nourrissent une recherche internationale qui éclaire les questions d’aujourd’hui, autour de la construction des identités politiques et des discriminations. Cependant, beaucoup reste à faire car les avancées de l’histoire scolaire ne sont jamais acquises.

Cet ouvrage offre un tour d’horizon international exceptionnel sur les programmes scolaires et les pratiques pédagogiques de l’école élémentaire au lycée en mettant en connexion l’Afrique, les Amériques et l’Europe. De nombreux retours d’expérience et des propositions pédagogiques pluridisciplinaires enracinées dans la recherche sont présentées. Ce livre s’adresse aux spécialistes de l’école ainsi qu’à un large public, intéressé par le croisement des regards sur les représentations de l’esclavage dans les sociétés actuelles et leurs dynamiques.

Marie-Albane de Suremain est maître de conférences en histoire à l’UPEC – INSPE de l’académie de Créteil et membre du Centre d’études en sciences sociales sur les Mondes africains, américains et asiatiques (UMR 245), Université de Paris. Ses publications portent sur l’histoire des savoirs et de la colonisation. Éric Mesnard est formateur à l’UPEC – INSPE de l’académie de Créteil. Il travaille depuis de nombreuses années sur l’histoire des Antilles, de l’esclavage colonial et sur leur enseignement. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la question.

Retrouvez l’ouvrage sur le site de Karthala.

Illustration de couverture : fresque À la mémoire des esclaves réalisée par des élèves du collège Gustave Flaubert à Paris (XIIIe arrondissement), 2020, détail.

couverture Enseigner les traites

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2021-03-15T11:38:48+01:00Catégories : Collection Esclavages|

Les enfants de Madeleine

Famille, liberté, secrets et mensonges dans les colonies françaises de l’océan Indien

Un ouvrage de Sue Peabody, traduit et adapté de l’américain par Pierre H. Boulle

C’est une saga politique qui est dessinée dans ce livre, au travers du destin d’une famille tenue en esclavage dans l’océan Indien. Il s’agit de Madeleine, jeune Bengalie esclave, vendue en Inde à une femme célibataire, puis à une famille qu’elle accompagne depuis la France jusqu’à La Réunion. Pour elle et pour ses enfants, surtout pour Furcy, son fils benjamin, la question de l’affranchissement est centrale. Après le décès de sa mère, Furcy se lance dans un combat pour la liberté devant les cours françaises et britanniques qui va durer plusieurs décennies. Cette lutte de toute une famille d’esclaves a permis de redéfinir l’esclavage et la liberté au XIXe siècle. Cet ouvrage d’histoire a obtenu en 2017 le prix Pinkney de la Society for French Historical Studies, en tant que meilleur livre américain en histoire française.

Sue Peabody détient la chaire Meyer en arts libéraux et histoire à l’université d’État du Washington aux États-Unis. Pierre H. Boulle a pris sa retraite du département d’histoire de l’université McGill, au Canada. Ils sont co-auteurs du Droit des Noirs en France au temps de l’esclavage (L’Harmattan, 2014, coll. “Autrement Mêmes”).

Illustration de couverture : « Souvenir de l’île de la Réunion », n° 65 : esclaves indigènes ; Louis-Antoine Roussin, 1848. Source : Archives départementales de La Réunion, iconothèque historique de l’océan Indien.

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Les enfants de Madeleine, couverture

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2021-01-05T15:13:48+01:00Catégories : Collection Esclavages|

Les couleurs du silence

Esclavage et liberté dans le Brésil du XIXe siècle

Un ouvrage d’Hebe Mattos, traduit par Anaïs Fléchet

Faire silence sur la couleur de la peau, sur les origines serviles des habitants alors que la majorité de la population libre descendait d’esclaves, était l’idéal affiché au Brésil nouvellement indépendant du Portugal en 1822. Pourtant, ce livre, prix des Archives nationales brésiliennes en 1993, et pionnier dans la recherche sur la construction juridique et sociale des catégories de couleur, démontre tout le contraire. La question raciale est demeurée au cœur de la société brésilienne. Le silence autour de l’esclavage a de fait contribué à la racialisation et au renforcement du racisme.
Ce livre est d’une brûlante actualité car la mémoire de l’esclavage a nourri au Brésil des demandes de droits spécifiques, des politiques publiques de discrimination positive et de réparation, mais aussi d’intenses polémiques au cours des deux dernières décennies : quels enseignements pouvons-nous en tirer aussi bien en matière épistémologique que politique ? La mémoire de l’esclavage résiste-t-elle au politique ou s’en joue-t-elle ?

Hebe Mattos est professeure d’histoire à l’université fédérale de Juiz de Fora (UFJF) et à l’université fédérale Fluminense (UFF) au Brésil, et directrice du projet « Passés Présents : mémoires de l’esclavage au Brésil » mené par le Laboratoire d’histoire orale et image (LABHOI, UFF / UFJF). Elle est aussi membre associé au Centre international de recherches sur les esclavages et post-esclavages (CIRESC).
Anaïs Fléchet est maître de conférences à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et directrice adjointe du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines.

Illustration de couverture : Modesto Brocos, Engenho de Mandioca, 1892, détail. Source : MNBA/IBRAM/MinC. Photo © César Barreto

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Couverture Les couleurs du silence

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2021-01-05T15:15:11+01:00Catégories : Collection Esclavages|

Libres après les abolitions ?

Statuts et identités aux Amériques et en Afrique

Un ouvrage sous la direction de Dominique Rogers & Boris Lesueur

Libres après les abolitions ? La question peut surprendre. Les abolitions du XIXe siècle ont été toujours considérées comme une rupture majeure dans l’histoire des esclavages atlantiques. L’émergence contemporaine de revendications mémorielles, souvent impulsées par les descendants des populations autrefois esclavisées, suggèrent, au contraire, l’existence d’un passé « qui ne passe pas ». Au-delà d’une définition juridique, l’esclavage a signifié dominations, violences extrêmes et déconsidérations multiformes. Après les abolitions, des processus ethnoculturels de racialisation comme les structures de travail ont perduré, voire se sont renforcés, et ont été complétés par d’autres facteurs d’exclusion socio-économiques.
Cet ouvrage tente d’explorer les barrières dressées pour empêcher la totale émancipation des nouveaux libres et de leurs descendants, ainsi que les stratégies complexes d’adaptation que ces derniers ont mises en œuvre pour obtenir, sinon une assimilation, du moins une intégration économique et possiblement citoyenne, à égalité. La dizaine de contributions réunies s’inscrit dans une perspective résolument comparative et porte à la fois sur les Amériques et l’Afrique, de la fin du XVIIIe au début du XXIe siècle. Elles sont issues d’une réflexion qui a été menée dans le cadre du programme européen EURESCL-FP7 (Slave Trade, Slavery Abolitions and their Legacies in European Histories and Identities) coordonné par le Centre international de recherches sur les esclavages et post-esclavages (CIRESC), laboratoire du CNRS. L’ouvrage fait suite à Sortir de l’esclavage. Europe du Sud et Amériques (XIVe-XIXe siècle), précédent volume de cette collection.

Dominique Rogers, maître de conférences à l’université des Antilles et Boris Lesueur, docteur en histoire, tous deux membres du laboratoire AIHP-GEODE et du Centre international de recherches sur les esclavages et post-esclavages, l’ont dirigé.

Illustration de couverture : la statue de Joséphine de Beauharnais sur la place du jardin de La Savanne à Fort-de-France, Martinique. Cliché : Béatrice Béral, 2017.

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Couverture "Libres après les abolitions ?"

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2021-01-05T15:17:08+01:00Catégories : Collection Esclavages|

Sortir de l’esclavage

Afrique, Amérique, Europe du Sud (XIVe-XIXe siècle)

Un ouvrage publié sous la direction de Dominique ROGERS & Boris LESUEUR

L’affranchissement individuel au sein d’une société à esclaves ou esclavagiste informe sur des situations singulières ou exceptionnelles. Dans une perspective comparatiste, cet ouvrage examine les parcours originaux de ces affranchis entre le XIVe siècle et le début du XIXe siècle, et dans un vaste espace méditerranéen et atlantique – entre la péninsule Ibérique médiévale, les Antilles et l’Europe moderne.

Il retrace la vie et le destin de ces individus, majoritairement d’origine africaine, et pose des questions importantes. Quelles ont pu être les stratégies et l’agentivité développées par ces femmes et ces hommes pour gagner leur liberté ? Quel était ce rapport paradoxal entre dispositifs juridiques ouvrant vers l’affranchissement et représentations sociales et culturelles persistantes déconsidérant les individus affranchis ? Quelles ont été leurs possibilités d’intégration ? Comment et pourquoi la « macule servile » s’est-elle maintenue dans le temps alors que les nouveaux Libres et leurs descendants ont pu occuper des situations économiques importantes ?

Cet ouvrage est issu de la réflexion d’une vingtaine de chercheurs, spécialistes des questions d’esclavages, qui a été menée dans le cadre du programme européen EURESCL-FP7 (« Slave Trade, Slavery Abolitions and their Legacies in European Histories and Identities »). Il est coordonné par Dominique Rogers, maître de conférences à l’université des Antilles, et Boris Lesueur, docteur en histoire, tous deux membres du laboratoire AIHP-GEODE et du Centre international de recherches sur les esclavages et post-esclavages. Un second ouvrage, également issu de ces travaux, s’intitule Libres après les abolitions ? Statuts et identités aux Amériques et en Afrique.

Illustration de couverture : anonyme, Le Courrier dit de Rochambeau, collection du musée d’Aquitaine, Bordeaux, inv. 2003.4.12. Photo © J.-M. Arnaud, mairie de Bordeaux.

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Couverture "Sortir de l'esclavage"

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2021-01-05T15:16:13+01:00Catégories : Collection Esclavages|

Mémoires de l’esclavage et créolité

Le patrimoine du Morne à l’île Maurice

Un ouvrage de Sandra Carmignani

Cet ouvrage retrace un modèle de patrimonialisation de la mémoire de l’esclavage. Il retrace l’histoire de la montagne du Morne Brabant connue pour avoir servi de refuge aux esclaves marrons durant l’histoire coloniale mauricienne et montre avec précision comment ce rocher immense surplombant l’océan Indien, a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en juillet 2008. En une décennie, il s’est imposé comme un lieu culturel et politique incontournable, passant de l’anonymat à une reconnaissance internationale.

Cet ouvrage pose des questions qui traversent toutes les sociétés confrontées à la mémoire de l’esclavage. A travers une enquête précise et détaillée, l’auteure analyse comment des lieux peuvent devenir des « ressources » identitaires ? Quelle est la place réelle de la mémoire de l’esclavage dans ce processus ? Comment la patrimonialisation de cette mémoire a pu s’imposer dans la société mauricienne, segmentée selon les origines culturelles ? Quels sont les limites et les problèmes engendrés par l’attribution du label de Patrimoine mondial de l’UNESCO à ce « lieu de mémoire » ?

Le destin du Morne souligne toute la complexité, pour les Créoles mauriciens, d’avoir « l’esclavage en héritage ». Il révèle les résistances et les tabous vis-à-vis de cette histoire et montre les mécanismes qui produisent, parfois, une écriture mythifiée des origines.

Autant de questions qui s’adressent à l’ensemble des sociétés qui sont confrontées à leur mémoire et pour lesquelles le cas de l’Ile Maurice est un exemple emblématique.

Sandra Carmignani est docteur en anthropologie culturelle et sociale et membre associée du Laboratoire d’Anthropologie culturelle et sociale de l’Université de Lausanne. Par ses recherches précises, elle s’impose comme l’une des meilleures spécialistes de l’usage social du patrimoine et de la créolité à l’Ile Maurice.

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2020-08-07T19:34:07+02:00Catégories : Collection Esclavages|

Une histoire de l’esclavage en Afrique

Mutations et transformations (XIVe-XXe siècles)

Un ouvrage de Paul E. Lovejoy

Ce livre est un ouvrage de référence dans l’historiographie internationale de l’esclavage. De façon argumentée, il démontre l’importance de l’esclavage dans l’histoire de l’Afrique et met en exergue un phénomène historique central qui a eu ses propres déclinaisons régionales et sa propre périodisation. Il offre une synthèse des connaissances et un cadre structurel pour penser l’esclavage en Afrique.

S’appuyant sur de nombreuses archives, Paul Lovejoy montre que l’esclavage s’est transformé dans le temps sous l’effet d’influences externes à l’Afrique – principalement par la demande de la traite européenne et la traite islamique, puis par l’abolition européenne – et sous l’effet de dynamiques internes, à travers l’usage d’esclaves comme mode de production.

Comment l’Afrique et ses populations furent-elles pleinement impliquées dans le système global de l’esclavage qui s’étendit dans le monde entier ? Quels furent les effets sur le continent ? Comment quantifier la traite, selon les époques, selon les lieux ? Quelles furent les conséquences sur les relations sociales et culturelles en Afrique ?

Ce livre ouvre aussi des pistes pour penser les diasporas des Africains en mettant en relation l’Atlantique et le continent. Briser le silence sur les implications de l’esclavage dans l’histoire de l’Afrique mais aussi dans l’histoire du monde : tel est l’objectif de cet ouvrage, indispensable.

Paul Lovejoy est Professeur distingué d’Histoire de l’Université de York, et ancien directeur de la Chaire de recherche canadienne sur l’histoire de la diaspora africaine. Il a été le fondateur et le directeur de l’Institut Harriet Tubman pour la recherche en Afrique et ses diasporas à l’Université de York. Il est l’auteur de plus de trente ouvrages et d’une centaine d’articles sur l’histoire de l’Afrique et de la diaspora africaine, dont Jihad in West Africa during the Age of Revolutions (2016) et Slavery, Memory, Citizenship (2016), avec Vanessa Oliveira.

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2020-08-07T19:34:48+02:00Catégories : Collection Esclavages|

Administrer les étrangers au Mexique

Migrations afrobéliziennes dans le Quintana Roo (1902-1940)

Un ouvrage d’Elisabeth Cunin

Le Territoire de Quintana Roo, au sud-est du Mexique, à la frontière avec le Belize, naît en 1902. Le premier défi des autorités locales et nationales est de mettre en oeuvre des mesures pour attirer de nouveaux habitants. Et pour les définir. Dans cette région périphérique, le peuplement constitue un enjeu stratégique d’affirmation de la souveraineté et de l’identité nationales, amenant à imposer les caractéristiques raciales et nationales de la population.

Cet ouvrage propose une sociologie historique portant à la fois sur la racialisation des politiques migratoires, l’instauration de mesures d’intégration et de développement de la région (expéditions scientifiques, accès aux terres, type d’exploitation foncière) et les négociations entre administrations du centre (Mexico) et de la périphérie (Payo Obispo – Chetumal). En s’intéressant à l’émergence d’une nouvelle entité politico-administrative à la marge de la nation et en inscrivant le Mexique au sein des sociétés post-esclavagistes marquées par les migrations de travailleurs afrodescendants, il s’agit ainsi d’introduire une altérité autre qu’indienne dans les réflexions sur la nation, le métissage et la race, à partir du cas de l’étranger noir.

Cette recherche revient sur les logiques d’inclusion et d’exclusion propre aux politiques de métissage dans le Mexique postrévolutionnaire, en proposant un double décalage : étudier la place des populations noires plus que celle des indiens ; se centrer sur l’immigration plus que sur l’autochtonie.

Elisabeth Cunin est chargée de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), actuellement rattachée à l’Unité de recherche Migrations et Société (URMIS) à l’Université Nice Sophia Antipolis, et membre du bureau du Centre international de recherches sur les Esclavages, CIRESC.

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2020-08-07T19:35:15+02:00Catégories : Collection Esclavages|

Le revers de l’oubli

Mémoires et commémorations de l’esclavage au Bénin

Un ouvrage de Gaetano Ciarcia

Sur les lieux de la Route de l’Esclave dans le Bénin méridional, l’institution d’une mémoire officielle de la traite négrière a été accompagnée, dans les années 1990, d’un mouvement de réforme des cultes vodun mené par leurs dignitaires ainsi que par des élites intellectuelles et politiques.

Issu d’enquêtes effectuées entre 2005 et 2012, ce livre propose une analyse de certains espaces publics et cérémoniels porteurs d’un héritage culturel et moral émanant du passé esclavagiste. À la fois sélective et projective, la mémoire de ce passé suscite des interprétations, des fictions et des récits, mais également des oublis créateurs, entre reconstitutions consensuelles et versions partiales des faits historiques.

Le rappel d’événements récents, mais déjà fondateurs – tels le Festival des arts et de la culture vodun Ouidah 92. Retrouvailles Amériques-Afrique en 1993 ; le lancement de la Route de l’Esclave en 1994 ; la création de la Fête nationale du vodun en 1997 ; la tenue annuelle, depuis 1998, de la Marche du repentir – est associé ici à une réflexion sur le moment patrimonial contemporain.

Au prisme des rapports entre narrations locales, savoir ethnographique et vulgates missionnaires, cette recherche interroge l’émergence actuelle d’une connexion mémorielle entre figures du passé de l’esclavage et entités vodun devenues l’expression d’une religion à la fois « endogène » et « diasporique ».

Gaetano Ciarcia est professeur d’ethnologie à l’Université Paul-Valery – Montpellier. Il est l’auteur du livre De la mémoire ethnographique. L’exotisme du pays dogon (Éditions de l’Ehess, 2003) et, avec Jean-Christophe Monferran, du film documentaire Mémoire promise (Cnrs Images, 2014).

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Couverture "Le revers de l'oubli"

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2020-08-07T19:35:48+02:00Catégories : Collection Esclavages|

Résistances et mémoires des esclavages

Espaces arabo-musulmans et transatlantiques

Un ouvrage publié sous la direction d’Olivier Leservoisier et Salah Trabelsi

Fondé sur une approche analytique interdisciplinaire entre historiens et anthropologues qui privilégient le rôle et le vécu des acteurs, ainsi qu’une démarche croisée des échelles d’analyse (individuelles et collectives, spatiales, temporelles…), cet ouvrage propose une réflexion originale et inédite sur l’esclavage dans les espaces arabo-musulmans et transatlantiques.

Deux thèmes complémentaires l’organisent. Le premier concerne les formes plurielles de résistances des esclaves – de la révolte à l’« accommodation » à un pouvoir – et de leurs parcours d’émancipation.

Le second porte sur les dynamiques mémorielles appréhendées comme acte politique. Comment le passé de l’esclavage est-il réactualisé et vécu au quotidien ? Comment les acteurs et les groupes se le représentent-ils ? Quels usages en font-ils, dans quels contextes et avec quelles finalités ? Peut-on parler d’une mémoire globale de l’esclavage ?

Pour la première fois, cet ouvrage, en réunissant les meilleurs spécialistes, établit un dialogue entre des sociétés de la Méditerranée et de l’Atlantique qui ont toutes connu l’esclavage.

Il est coordonné par Olivier Leservoisier, professeur en anthropologie et membre du Centre de recherches et d’études anthropologiques (CREA) à l’université Lumière Lyon 2 et Salah Trabelsi, maître de conférences en histoire et civilisation à l’université Lumière Lyon 2, directeur adjoint du Groupe de Recherches et d’Etudes sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO) et membre du CIRESC.

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Couvertures "Résistances et mémoires des esclavages"

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2020-08-07T19:36:29+02:00Catégories : Collection Esclavages|
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